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Détoxication de printemps

 

 

 

Si vous remarquez bien, fin février ou début mars, beaucoup de personnes sont patraques et cumulent les petits soucis de santé. Et oui, c'est qu'il est grand temps de procéder au nettoyage de printemps... nos organes en ont bien besoin. Surtout si vous ne prêtez que peu d'attention à la qualité de votre nutrition et que vous êtes de ceux qui, comme moi, ont transformé la fête religieuse de Noël en rivalités gastronomiques, suivi par les galettes des rois, puis Mardi Gras, et j'en passe et pas toujours des meilleures...
Autrefois il y avait la tradition du carême, durant laquelle on suivait une diète de 40 jours précédant Pâques. La période n'était bien ententu pas un hasard, et correspondait à la période des disettes (fin des réserves de l'hiver).


 Les patraqueries de fin d'hiver, c'est tout simplement notre corps qui lance un cri d'alarme...  Et il est bien dommage de céder à la mécanique laxiste de faire taire les symptômes d'encrassement à coup de consultations médicales et de produits chimiques. Il y a plus malin et surtout plus efficace : la cure de printemps. 


On peut commencer par un jeûne, que l'on effectuera dans les conditions les plus satisfaisante possible : on devrait se forcer pour tenir au moins 36 heures...  Il faut que tout reste agréable : pas trop long ni trop drastique, chacun sentant bien les limites qu'il ne doit pas dépasser. Personnellement je ne peux jamais faire de jeûne prolongé, c'est à dire 36 heures maximum. On peut s'aider de quelques tisanes ou des teintures-mères dépuratives, pour accélérer le processus. 

Le jeûne présente une forte caractéristique de remise en question, nos attachements alimentaires étant généralement parmi les plus profondément ancrés en nous. C'est pourquoi il est très peu populaire de nos jours, et c'est certainement la raison pour laquelle on le retrouve dans toutes les traditions religieuses (carême, ramadan, etc...).


Rappelons que durant un jeûne il faut boire abondamment. Des tisanes (non sucrées) par exemple. Ceux pour qui un jeûne semble infaisable, on pourra opter pour des tisanes sucrées avec du miel, cela limite efficacement les "crampes" d'estomac.
Vous utiliserez donc en priorité les plantes suivantes : pissenlit (racine), romarin (parties aériennes), bardane (racine), aubier de tilleul, cette dernière je la conseille en tisane (dans laquelle on pourra par exemple verser quelques dizaines de gouttes au total de teintures mères de plantes précédentes). Mais on peut aussi choisir d'autres plantes : cassis (feuilles), ortie (parties aériennes), pensée sauvage (fleurs), reine des prés (fleurs), Epine vinette (plante entière).

Pour une action plus spécifiquement diurétique (élimination rénale), on pourra choisir l'orthosiphon, le bouleau ou le frêne.
Pour un action plus orientée "foie", la fumeterre, artichaut, chardon marie, boldo (attention à l'amertume de toutes ces plantes à visée hépatique, on préférera en teinture mère). Je précise que le pissenlit, romarin et aubier de tilleul aussi sont "orientés foie", mais que je considère prioritaires dans le processus de détoxination.
Il y a, bien entendu, une multitudes de produits qui sont vendus pour leur action dépurative et drainante de l'organisme. Veuillez vous reporter à l'article "Mes adresses et labos".

On peux ensuite s'occuper de l'intestin : prise de charbon activé pendant une semaine, suivit par une cure de jus de betterave puis un réensemencement de la flore intestinale avec un ferment lactique, tel que celui commercialisé par Le Stum ou Parinat.

C'est également une très bonne époque pour faire une cure d'algues marines, ou d'algues d'eau douce : Chlorella, Spiruline ou encore mieux l'algue Klamath (ou AFA : Aphanizomenon flos-aquae). Pour les algues, il a certaines personnes qui n'aiment pas le goût : elles se trouvent aussi sous forme de gélule. On peut aussi recourir à une petite supplémentation en vitamines B (levure de bière) et en magnésium.

Un des meilleur jeûne : la cure de jus de légumes. Très utile pour l'équilibre acido-basique du système digestif, ainsi que pour la bonne santé de notre flore intestinale. Grâce à une centrifugeuse, ou mieux, à un extracteur à broyeurs : une betterave crue + une carotte + une tranche de céleri (rave ou branche) + un demi navet + une tranche de radis noir (ou un demi concombre) + jus d'un demi citron. En alternance avec le mélange carotte + épinard, l'effet est décuplé. A noter que, pour les enfants, on peut rajouter des fruits pour le goût. Pour les betteraves crues : pas facile à trouver, mais j'ai réussi à dénicher les endroits : les "hyper primeurs" dans le 93, ou bien les biocoops.

Dés le début de mars, on peut en outre prendre un des meilleurs dépuratif que la nature nous réserve : la sève de bouleau. On peut se la procurer dans les boutiques bio ou chez Weleda (pharmacies), mais le plus amusant est d'aller l'extraire soi-même. Il suffit pour cela de vous procurer une petite perceuse manuelle, un petit tuyau en plastique (à défaut une paille), une bouteille et une ficelle. Dés que la sève monte, généralement début ou mi-mars, il s'agira de repérer un bouleau (si proche d'une réserve d'eau, la production de sève peut être très importante), de percer un trou à hauteur d'homme de 2 ou 3 cm de profondeur et introduire la paille. En l'espace d'une nuit, la bouteille sera pleine. Boire frais et conserver au réfrigérateur..  Il faut faire l'opération suffisamment tôt dans la saison (en mars), juste au moment de l'éclosion des bourgeons, car après c'est trop tard...

Bien entendu, durant toute la période d'avant ou d'après le jeune, il faudra faire particulièrement attention à votre alimentation et éviter les viandes, les féculents et les plats frits.

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