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Les nombreuses vertus du curcuma et de la curcumine

 

 

 D’où vient-elle, que fait-elle ?

 

 
 Originaire de l’Asie du Sud Est, la curcumine demeure la composante majoritaire du Curcuma parfois appelé Safran Indien (à ne pas confondre) à cause de sa couleur d’un jaune intense. Epice cousine du gingembre, le curcuma est cultivé en Inde depuis semblerait-il des millénaires avant JC. Le pays en est le plus gros producteur et fournit 94 % de la demande mondiale. Outre son utilisation comme teinture ou colorant (c’est le E100 de nos aliments) l’épice est utilisée comme condiment - ingrédient principal du curry - et révèle d’incroyables propriétés médicales.
 
Dans l’Inde antique, le curcuma longa était déjà décrit comme « la plante qui nettoie et désenflamme le corps » et a très tôt été cité dans les traités médicaux Sanskrits pour son utilisation dans la médecine Ayurvédique.
 
Aujourd’hui c'est la curcumine, principe actif du curcuma, qui intéresse les chercheurs... A ne pas confondre afin que vous ne soyez pas tenté de vous goinfrer de curcuma, ce qui ne serait pas suffisant pour obtenir des résultats thérapeutiques (sauf associé au poivre ou au gingembre), et ce qui ne serait pas forcément très agréable car autant un bon curry peut être excellent, autant le curcuma seul est moins goûteux...
 
 
Plusieurs études scientifiques démontrent les bienfaits de la curcumine pour lutter contre le cancer, l’Alzheimer, le cholestérol, les rhumatismes, les maladies cardio-vasculaires, les problèmes digestifs et de peaux et encore bien d’autres…on lui reconnait des propriétés anti-oxydantes (on y reviendra), antifongiques, antibactériennes et anti-inflammatoires.
 
Ce n'est pas peu pour une racine de plante (rhizome exactement) en forme de gros doigts grisâtres agglomérés les uns aux autre, qui une fois déterrée, est nettoyée, séchée et enfin réduite en poudre. 
 
En Inde le curcuma est traditionnellement utilisé comme stimulant du foie, contre l'acidité gastrique, et en dermatologie on le donne dans les cas de psoriasis et les mycoses.
 
Un espoir dans la lutte contre les dérèglements cellulaires
 
Pléthore d’études mettent en évidence le pouvoir anti-cancer de la curcumine et des épices plus généralement. Et, même si une comparaison entre le taux de cancer en Inde et en Europe ne suffit pas à prouver que le régime alimentaire serait la seule protection contre la maladie (les conditions de vie étant beaucoup trop différentes), des recherches sérieuses effectuées dans multitudes de laboratoire du monde entier révèlent des résultats qui laissent pantois la communauté scientifique.
 
A titre d’exemple, des chercheurs britanniques ont comparé le taux de cancer entre les anglais « blancs » et les indo-anglais dans une même ville. Cette étude démontre que « les indo-anglais ont un moins grand risque significatif de développer un cancer » et que « cela pourrait être dû au facteur alimentaire étant donné que les Sud-Asiatiques vivant en Angleterre maintiennent une alimentation riche en curcumine »[1].
 
D’autres recherches, et notamment celle du professeur Bharat Aggarwal, prouve que la consommation de curcumine est bénéfique tant dans la prévention que le traitement du cancer[2][3]. Elle fait régresser les cancers déjà existants, en forçant les cellules cancéreuses à mourir (apoptose). Elle supprime l’effet mutagène de certaines substances (tabac par exemple)[4] et rend la chimio plus efficace en interférant directement « avec le NF-kappaB, qui protège les cellules cancéreuses contre les mécanismes de défense du corps»[5] . Donc elle est aussi bien conseillée dans les cas de prédispositions génétiques ou environnementales que de maladie effective. Par contre cuisiner un plat au curry par semaine ne sera pas suffisant ! Il en faut une consommation quotidienne : une demi-cuillérée par jour fera l’affaire. On trouve aussi de la curcumine dans le commerce sous forme de gélules ou de poudre.
 
La curcumine en guerre contre les radicaux libres - ou les propriétés anti-oxydantes de l’épice
 
 Radicaux libres ? Mais oui, ces molécules que notre corps produit chaque fois qu’il se sent agressé. La pollution, le stress, la malbouffe, le tabac, l’alcool créent une réaction chimique dans notre organisme. Ce dernier développe un grand nombre de molécules incomplètes (les radicaux libre donc) qui viennent se coller aux cellules saines et les oxydent. Le vieillissement de nos cellules s’accélère, par un processus similaire à de la rouille sur un métal, et si le corps ne les élimine pas assez vite, il développe des maladies. Cela dit, normalement grâce à une bonne hygiène de vie et une bonne alimentation en particulier, notre corps se défend très bien, et assimile des antioxydants capables de détruire ces radicaux libres. Mais avec nos modes de vie actuels, il a tendance à peiner dans l’auto-nettoyage… Le curcuma fait partie des cinq premiers aliments contenant le dosage le plus significatif d’antioxydant (avec le clou de girofle, le gingembre, l’origan et la cannelle). Des chercheurs du monde entier s’intéressent donc depuis des décennies à cette propriété :

 
- La curcumine serait un puissant inducteur de certaines protéines impliquées dans la défense des neurones conduisant à ralentir le déclin cognitif et donc le développement de l’Alzheimer
 
- Elle préviendrait la peroxydation des lipides dont le cholestérol, et empêcherait la naissance de composés amplifiant l’épaississement de la paroi des artères et l’obturation de celles-ci. Protégeant ainsi contre les maladies cardio-vasculaires (athérosclérose et thrombophlébite) et le diabète (en étude actuellement)
 
 
Vertus anti-inflammatoires et aide digestive
 
La curcumine est également reconnue pour ses propriétés anti-inflammatoires articulaires (rhumatisme, arthrite, douleur musculaire), pulmonaires (asthme) et hépatiques (hépatite, jaunisse, maladie de Crohn). « Il semble qu’elle agisse en inhibant des enzymes qui participent à la synthèse des substances inflammatoires »[6]. Son action est comparable à celle de la cortisone, les effets secondaires en moins…
 
Elle améliore également la digestion « en stimulant le foie et la vésicule biliaire - l’excrétion de la bile en est augmentée. Elle semble accroître la production d’enzymes pancréatique »[7] . Elle peut donc prévenir la formation de calculs, d’ulcères gastriques, et soigne les problèmes de ballonnement, de flatulence, de dyspepsie, de diarrhée et d’atonie digestive.
 
Quelques recommandations…
 
-          Il est vivement recommandé qu’elle soit associée à de la pipérine (poivre) ou au gingmebre : absorbé 30 fois mieux ! et aussi à de l’huile pour être assimilée.
 
-          Il est préférable de ne pas l’associer à des anticoagulants (tiens comme le goji..), de ne pas en abuser pendant la grossesse, et de faire attention avant une opération (on ne sait jamais). Mais en prendre à dose thérapeutique ne présente aucun danger.
 
 
 
[1] http://www.nature.com/bjc/journal/v103/n1/full/6605744a.html
 
[2] http://www.cancerletters.info/article/S0304-3835%2807%2900105-X/abstract
 
[3] http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/17440100
 
[4] Materia Medical de Flora Medicina 
 
[5] Anticancer, David Servan- Schreiber, ed. Robert Laffont, 2007, p. 176
 
[6] Materia Medica de Flora Medicina 
 
[7] Ibid
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